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Connaître notre histoire pour mieux avancer, en discussion dans le Mois de l'histoire des Noirs

En quoi est-ce important pour un jeune de connaître notre histoire commune pour mieux avancer dans la société ? Tel était le thème de notre 7e conférence dans le cadre du Black History Month Africa / Mois de l'Histoire des Noirs en Afrique, ce lundi 17 février 2020, de 10h00 à 12h00, à Cotonou à l'Ecole de Graphisme du Bénin EIGB.




Une cinquantaine de jeunes ont pris part aux échanges face à Mélina Seymour, Coordonnatrice générale du #MHNA qui a fait une communication sur 3 points :


1.Les bonnes raisons d'étudier et de connaître notre histoire car le lien au passé est fondamental


2. Aucun intérêt pratique ?


3. Sens politique de l'étude et de la connaissance de notre histoire.


De ces discussions ressortent qu'il est indispensable d'étudier notre histoire pour y trouver du sens, non pas pour ressasser un passé douloureux ni pour y trouver des recettes magiques, mais pour y puiser de l'inspiration et la continuité d'une existence individuelle et collective qui s'inscrit durablement dans le temps. Une conférence participative qui a mis à contribution les étudiants et stagiaires conscients de leur richesse culturelle et identitaire, même si pour certains

"le fait de connaître notre histoire ne change pas leur vie au quotidien."

Par ailleurs, "des conflits endogènes entre différentes régions au Bénin sont bien réels à savoir en fonction de votre lieu de naissance sur le territoire, les relations ne sont pas toujours apaisées entre les familles, notamment quand il s'agit d'union entre habitants d'Abomey et de Ouidah par exemple." selon certains témoignages survenus dans l'assistance.



Néanmoins, madame Seymour a rappelé qu'être révolté c'est bien, mais "poser des actes concrets c'est encore mieux". Il ne suffit pas de revendiquer, de parler et de gesticuler pour agiter les foules à travers des postures, mais bien de créer des cadres apaisés pour construire l'Afrique de nos rêves. Et de conclure par cette phrase :

"Nous ne sommes pas responsables des torts irréparables causés aux uns et autres il y a des décennies. La nouvelle génération ne doit pas ignorer son histoire, mais doit tout faire pour éviter les amalgames. La connaissance de notre histoire commune doit nous inviter à mieux faire et à mieux agir."
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